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Equipe de France : Cinq joueurs qui ont convaincu ou déçu lors du dernier rassemblement

  • 23 nov. 2020
  • 6 min de lecture

En préambule il convient d'établir la liste des joueurs qui ne seront pas cités ici car faisant partie du noyaux dur du groupe de Didier Deschamps mais aussi parce qu'ils offrent déjà des garanties et seront donc en toute vraisemblance présents à l'Euro de l'an prochain : Hugo Lloris, Benjamin Pavard, Raphael Varane, Presnel Kimpembe, Clément Lenglet, Lucas Digne, Lucas Hernandez, Paul Pogba, N'Golo Kanté, Antoine Griezmann, Olivier Giroud, Kylian Mbappé, Wissam Ben Yedder et Kingsley Coman.

Mention spéciale pour Paul Pogba et Antoine Griezmann dont on ne parlera pas ici mais qui nous ont bien rassuré sur les derniers matchs malgré leur méforme actuelle.


L'Equipe de France de Didier Deschamps s'est rassemblée une dernière fois en cette année 2020 pour effectuer quelques tests en match amical contre la Finlande mais aussi et surtout pour finaliser les phases de poules de la Ligue des Nations contre le Portugal et la Suède.

Voici un tour d'horizon de cinq joueurs qui ont déçu ou convaincu.


Crédits photo : Arnaud Journois / Le Parisien

Adrien Rabiot :


C'est très certainement LE joueur qui a le plus convaincu pour ce dernier rassemblement de l'année 2020. Déjà auteur de matchs accomplis durant les échéances internationales de septembre et octobre, l'ancien joueur du PSG est monté en puissance contre le Portugal et la Suède. Contre la sélection de Cristiano Ronaldo, Adrien Rabiot s'est montré très à son aise, tant sur le plan offensif que défensif. Il a pu récupérer les quelques rares ballons que N'Golo Kanté avait laissé échapper, très bon techniquement il a régulièrement combiné avec ses partenaires en attaque, jouant même un rôle décisif dans la victoire en frappant au but portugais avant que le ballon ne soit repoussé dans les pieds de N'Golo Kanté.


Par ses récentes performances il tend à faire oublier les nombreuses polémiques dont il a fait l'objet durant tant d'années, notamment en 2018 lorsqu'il avait refusé le rôle de réserviste pour la Coupe du Monde. Depuis, Adrien Rabiot a quitté le Paris Saint-Germain pour l'Italie et la Juventus de Turin, il semble trouver un second souffle faisant la joie de son club mais aussi désormais de l'Equipe de France de Didier Deschamps. Le sélectionneur semble enclin à lui accorder sa confiance et à faire table rase du passé.

Une belle confirmation pour l'Euro l'année prochaine.





Crédits Photo : Soccer0010

Anthony Martial :


Certes une fois de plus Anthony Martial n'a pas marqué de but avec l'Equipe de France, mais ce mutisme il ne le doit pas qu'à lui-même. Contre le Portugal, Martial a eu un grand nombre d'occasions, toutes ou presque sorties par un Rui Patricio toujours aussi excellent. On pourra seulement reprocher à l'attaquant une barre transversale qui aurait pu lui faire un bien fou. L'histoire en a décidé autrement. Ce qui reste rassurant pour le mancunien c'est sa présence devant le but, beaucoup d'occasions ont été conclu (sans succès) par lui, alternant entre appel en profondeur et placement devant le but. L'ancien monégasque devra sans aucun doute régler ce problème d'efficacité avec les bleus dans un futur proche mais il n'a clairement pas à rougir de ses performances vis à vis de la concurrence à ce poste, en tous cas sur ce rassemblement. D'autre part, les histoires personnelles de Martial interfèrent sûrement avec ses performances sur le terrain, nous espérons que tout ceci sera derrière lui pour qu'il trouve sa place définitive pour l'Euro à venir et mener à bien l'objectif de Didier Deschamps et des siens.







Moussa Sissoko :


Cela faisait déjà plusieurs rassemblements que Moussa Sissoko se montrait moins performant lorsqu'il était aligné par Didier Deschamps. Le dernier n'a fait que confirmer la tendance. Le joueur de Tottenham a joué deux matchs entiers, contre la Finlande et contre la Suède. La rencontre contre la Finlande a mis en exergue ses difficultés, coûtant le premier but encaissé par les bleus sur une perte de balle plein axe. Il est vrai que l'équipe dans son ensemble n'était pas dans son assiette sur ce match mais par le passé Moussa Sissoko avait su tirer son épingle du jeu à plusieurs reprises lorsque ses partenaires étaient un cran en dessous.

Aujourd'hui, que ses camarades soient au niveau attendu ou non, il n'est plus aussi bon. Moins présent physiquement, moins rapide, moins actif. A peu près tout ce qui faisait de lui un élément potentiellement précieux a été revu à la baisse. Même contre la Suède, dans un match où en l'occurrence les bleus étaient dans l'ensemble au niveau espéré, il n'était pas dans un bien meilleur jour. Ses qualités, qui par le passé pouvaient rehausser voire masquer ses quelques défauts, ne sont plus aussi présentes qu'à l'accoutumée. Le bénéfice du doute était possible sur quelques rassemblements mais son niveau affiché depuis déjà plusieurs mois laisse à penser que la mission sera difficile pour que Sissoko obtienne un billet pour l'Euro, sauf si le sélectionneur continue de lui accorder sa confiance.






Steven N'Zonzi :


Steven N'Zonzi et Moussa Sissoko même combat. Au détail près que le joueur rennais ne traverse pas une période aussi longue de méforme que son compère. Pour le reste c'est diamétralement les mêmes problèmes, ce rassemblement semble avoir plus desservi Steven N'Zonzi qu'autre chose. Lui qui alternait le bon et le moins bon en club comme en Equipe de France jusque là, il savait pourtant se rendre utile (souvenez-vous de sa très bonne entrée en finale de la Coupe du Monde 2018 en lieu et place d'un N'Golo Kanté malade) et rendre des copies toujours correctes sans pour autant friser la perfection. Un niveau moyen qu'il arrivait à élever par moment pour le bien du collectif. Seul problème, sur ce rassemblement de fin d'année N'Zonzi a souvent été en dessous, même en dessous de son niveau moyen habituel. Comme Sissoko il n'a pas franchement été au mieux contre la Finlande, en somme, deux milieux de terrain mauvais dans le même match, une partie de la défaite (certes c'était un match amical) peut peut-être s'expliquée ainsi.

Difficile de juger le joueur contre la Suède, il n'a joué que treize petites minutes en fin de match. C'est d'ailleurs peut-être ça qui fera la différence entre N'Zonzi et Sissoko, l'un a joué deux matchs entiers avec à chaque fois une contre-performance, tandis que l'autre n'en a joué qu'un mais avec le même niveau. Le Rennais pourrait se rassurer de cette manière. La conclusion étant que la mauvaise période de Sissoko a davantage été mise en avant, malgré lui. Finalement N'Zonzi n'aurait-il pas perdu moins de crédit que Sissoko ? Il semble en tous cas évident que pour les deux ça sera à celui qui en aura perdu le moins. Réponse l'année prochaine à l'Euro.




Crédits Photo : S. Mantey / L'Equipe

Marcus Thuram :


Pour finir sur une bonne note il fallait évidemment parler de la famille Thuram qui semble se suivre en Equipe de France. En effet le fils du légendaire Lilian Thuram, Marcus Thuram, a fêté ses premières sélections avec les bleus contre la Finlande et la Suède. Jouant à un poste différent de son père, il a été l'un des rares joueurs français à se montrer dangereux dans le premier match. Il a effectué de nombreux débordements, a beaucoup tenté, a failli marqué en touchant la barre transversale mais a aussi raté. Malgré ces ratés, la générosité qu'il a mis dans son jeu et ses tentatives ont été l'un des seuls motifs de satisfaction contre la Finlande. On en voulait plus et on espérait bien le revoir. Vœu exaucé puisque Didier Deschamps l'a de nouveau aligné contre la Suède.

Le joueur du Borussia Mönchengladbach (à ne pas confondre avec le Borussia Dortmund) a alors confirmé les bons débuts contre la Finlande, tout d'abord en offrant une belle passe décisive et un 43e but en sélection à Olivier Giroud suite à un débordement, par la suite il a réalisé un joli numéro dans la défense suédoise permettant à Pavard de reprendre d'une reprise de volée sa frappe contrée. Sa polyvalence est un réel atout pour les bleus, il peut aussi bien jouer en soutien d'un attaquant dans un 4-4-2 que dans un rôle d'ailier qui déborde très souvent et provoque la défense adverse. Rôle dans lequel il a été utilisé sur ces rencontres du mois de novembre 2020.

Une chose est sûre Marcus Thuram a montré de belles choses pour sa grande première chez les A. Une première qui devrait en appeler d'autres si il maintient ce niveau.








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